Ajustements salariaux non versés : La colère gagne les pharmaciens d'établissements
Les pharmaciens des établissements de santé du Québec viennent de signifier massivement leur colère et leur déception au ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec par voie de pétition (1323 signatures réunies entre le 2 et le 15 novembre 2017), sommant le gouvernement de leur verser les ajustements salariaux découlant de la dernière négociation.
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L'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) a transmis cette pétition au ministre le 16 novembre dernier, lui demandant d'intervenir sans délai pour régler cette situation inacceptable. En mars 2015, les pharmaciens d'établissements ont été le premier groupe du réseau de la santé à conclure une entente de principe avec le gouvernement concernant leurs conditions de travail. Ce faisant, ils ont accepté, sans les connaître, que les paramètres salariaux (les pourcentages d'augmentation) qui allaient être négociés aux tables centrales de négociation leur soient applicables. Ces paramètres ont été intégrés aux conventions collectives des autres salariés syndiqués du réseau de la santé et les ajustements de salaires leur ont été versés.
L'A.P.E.S. attribue les délais indus qui entourent le versement des ajustements salariaux à l'incurie du gouvernement dans les travaux postérieurs à la signature de l'entente de principe, notamment au changement de porte-parole du MSSS à 5 reprises dans le dossier des pharmaciens d'établissements. Il s'est maintenant écoulé 32 mois depuis la signature de l'entente de principe. Les pharmaciens d'établissements veulent un versement immédiat de l'argent qui leur est dû, et cela, sans égard aux discussions qui restent sur les clauses normatives de l'entente de travail.
« Les pharmaciens d'établissements se sentent non respectés et sont en colère, à raison. Les nombreux témoignages qu'ils nous transmettent sont non équivoques : le ministre de la Santé doit agir pour régler cette situation sur-le-champ, c'est une question de principe », a déclaré le président de l'A.P.E.S., le pharmacien François Paradis. « Notre groupe a été très patient; rien ne justifie un jour d'attente de plus », a-t-il poursuivi.
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Publication Index Santé : 2017-11-27









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