État des lieux du cancer au Québec : Urgence d'agir
Aujourd'hui, la Fondation québécoise du cancer, la Société de recherche sur le cancer, Leucan et PROCURE souhaitent sensibiliser la population québécoise à la lutte contre le cancer qui est loin d'être terminée et demandent que la priorité en santé au Québec soit le cancer.
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Le cancer est la principale cause de décès au Canada. Pourtant le Québec accuse un grand retard par rapport au reste du Canada, il y a un besoin urgent de présenter un plan de lutte contre le cancer chiffré avec des objectifs mesurables et des fonds dédiés, comme c'est déjà le cas dans d'autres provinces canadiennes.
« À l'heure actuelle, la santé est un sujet de tous les instants, toutefois, le cancer est grandement oublié. Il est impossible aujourd'hui de ne pas connaître quelqu'un qui a été touché de près ou de loin par le cancer : un parent, un ami, un collègue, et trop souvent un enfant » a déclaré Marco Décelles, directeur général de la Fondation québécoise du cancer. « Les patients ainsi que leurs proches méritent d'avoir un système de santé transparent qui offre des services de pointe en oncologie. Ainsi, il est essentiel de se doter d'un plan pour lutter contre le cancer, et ce, rapidement. »
Dans un premier temps, il est recommandé d'avoir accès à des données sur le cancer à jour et d'accroître la recherche pour déjouer le cancer.
« On estime une hausse de 80 % des cas de cancer chez les moins de 50 ans depuis les 30 dernières années. Delà l'importance, plus que jamais, d'investir en recherche afin de mieux comprendre les causes du cancer, de développer des méthodes de dépistage précoce, des traitements plus efficaces et des approches de prévention novatrices », atteste Manon Pepin, présidente et cheffe de la direction de la Société de recherche du cancer.
Le traitement du cancer peut être coûteux, tant pour les individus que pour les systèmes de santé. Même lorsque le cancer n'est pas mortel, il peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patients. La recherche vise à développer des traitements moins invasifs, mieux ciblés et plus efficaces, réduisant ainsi les effets secondaires et améliorant la qualité de vie des patients.
Le financement pour la recherche clinique n'est pas suffisant et s'avère essentiel pour permettre à de nouveaux traitements personnalisés de voir le jour ce qui permettrait d'augmenter le nombre de guérisons chez les enfants.
« Il existe peu de recherche et peu de financement pour les cancers rares, ce qui fait en sorte que le 15 % d'enfants qui décèdent du cancer est difficile à réduire », affirme Juli Meilleur, directrice générale de Leucan. « La recherche clinique demeure sous-financée et ceci est essentiel pour permettre à de nouveaux traitements personnalisés de voir le jour. D'ailleurs, 70 % des enfants qui guérissent du cancer auront des séquelles, dont 30 % éprouveront des séquelles graves. Il faut trouver des solutions à ces problématiques. »
Dans un deuxième temps, un besoin significatif de sensibilisation auprès de communautés ciblées pour certains cancers est essentiel. Il faut maximiser les efforts de sensibilisation pour démystifier et bien informer certaines communautés pour qui le cancer demeure un sujet tabou. Les groupes recommandent de mettre en place, en collaboration avec l'INSPQ, des groupes de patients et des groupes communautaires ainsi que des campagnes de sensibilisation sur les facteurs associés au risque de cancer.
« Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus souvent diagnostiqué chez les hommes et malheureusement demeure encore tabou auprès de certaines communautés, » selon Laurent Proulx, président-directeur général de PROCURE.
Dans un troisième temps, les retards dans les diagnostics et les traitements engendrés par la pandémie constitueront un lourd fardeau pour le système de soins de santé. Il faut d'ailleurs renforcer l'accès à des mesures préventives et aux programmes de dépistage des meilleures pratiques. Un dépistage à temps peut changer le cours de la vie d'un patient. Il s'agit d'une question de qualité de vie et de survie dans certains cas.
Ainsi, les groupes recommandent de mettre en œuvre un plan oncologique axé sur la prévention pour réduire la cause de mortalité liée au cancer et améliorer la qualité de vie des Québécois.
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Publication Index Santé : 2023-10-13











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