Investissement de 4,1 millions $ pour renforcer la lutte contre les arbovirus
Dans le contexte actuel de changements climatiques, les arbovirus, virus transmis par des insectes tels que les moustiques, les tiques et les mouches, représentent une menace croissante pour la santé publique mondiale.
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Renforcement des capacités de recherche
Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l'INRS, a commenté : « Cet investissement majeur renforce l'expertise de l'INRS en santé et biotechnologie au Québec et dans le reste du Canada. Il permettra à notre établissement de se doter d'installations de pointe pour aborder les enjeux de santé publique actuels, tout en contribuant à former la nouvelle génération de scientifiques spécialisés en maladies infectieuses. »
De son côté, Christopher Skeete, ministre délégué à l'Économie, ministre responsable de la Lutte contre le racisme et ministre responsable de la région de Laval, a ajouté : « En soutenant ce projet de l'INRS, nous affirmons l'importance du Québec dans la recherche et l'innovation. Ce soutien contribue à faire de Laval un centre majeur en biotechnologie et en santé, et nous sommes fiers de voir notre région briller dans ces domaines essentiels. »
Lutte contre les arbovirus
Le professeur Laurent Chatel-Chaix, spécialiste en virologie moléculaire à l'INRS et responsable du laboratoire NC3 depuis 2021, supervisera des recherches de pointe sur divers arbovirus, y compris le virus du Nil occidental, le chikungunya, le virus d'Usutu et la fièvre jaune. Il explique : « Les arbovirus représentent une menace potentielle de pandémies et d'épidémies, notamment en raison des impacts du réchauffement climatique. Cette plateforme de niveau 3 nous permettra d'approfondir notre compréhension de ces virus et de nous préparer à de futures menaces. »
Il met également en garde contre les risques associés à la présence de virus dans la population d'insectes au Canada, soulignant l'importance de la surveillance pour détecter toute émergence potentielle de nouveaux arbovirus. La fonte du pergélisol pourrait également favoriser la résurgence de virus ancestraux encore inconnus.
Équipements de pointe et innovations
Le financement permettra l'acquisition d'équipements de haute technologie, complétant ainsi les installations existantes du laboratoire NC3. Ces équipements permettront d'étudier les mécanismes viraux en temps réel et de tester des milliers de médicaments simultanément dans des conditions infectieuses natives.
Le laboratoire sera également équipé d'un système de traitement des effluents liquides, permettant de travailler avec des pathogènes nécessitant des niveaux élevés de biosécurité, comme le MERS-CoV, le virus de l'encéphalite japonaise ou le virus de la fièvre de la Vallée du Rift.
David Chatenet, directeur du Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie, a commenté : « Un laboratoire de ce calibre sera un véritable tremplin pour des avancées importantes en matière de virologie et d'infectiologie. Nos efforts en recherche s'inscrivent dans une approche globale de la santé adoptée par le Centre depuis plusieurs années. »
À propos de l'INRS
L'INRS est un établissement universitaire axé exclusivement sur la recherche et la formation aux cycles supérieurs dans des domaines stratégiques au Québec. Depuis 55 ans, il contribue au développement économique, social et culturel de la province. L'INRS est le leader canadien en intensité de recherche et compte quatre centres interdisciplinaires situés à Québec, Montréal, Laval et Varennes, chacun concentré sur des secteurs clés : Eau Terre Environnement, Énergie Matériaux Télécommunications, Urbanisation Culture Société, et Armand-Frappier Santé Biotechnologie.
Source : Institut National de la recherche scientifique (INRS) / CNW
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Publication Index Santé : 2024-09-03















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