Un sondage canadien révèle un manque de sensibilisation aux cancers gynécologiques
Un nouveau sondage national mené par Léger met en lumière des lacunes importantes dans la compréhension et la sensibilisation entourant les cancers gynécologiques au Canada. Malgré leur prévalence croissante, ces cancers demeurent méconnus par une majorité de Canadiennes de 40 ans et plus, ce qui entraîne des retards de diagnostic et de traitement.
Soyez le premier à laisser un commentaire!

Près de 60 % des répondantes ont indiqué ne pas savoir s’il existe des signes avant-coureurs aux cancers gynécologiques. Si le VPH et les antécédents familiaux sont identifiés comme des facteurs de risque, des éléments majeurs comme l’âge ou l’obésité restent sous-estimés. Le cancer de l’endomètre illustre cette lacune : plus de 80 % des femmes interrogées avouent ignorer ses principaux symptômes, alors même qu’il devient de plus en plus fréquent et pourrait, d’ici quinze ans, se classer au deuxième rang des cancers les plus diagnostiqués chez les Canadiennes.
Des discussions encore trop rares
Malgré un haut niveau de confiance envers leurs médecins, près de la moitié des répondantes disent ne pas avoir parlé de santé gynécologique lors de leur dernier examen médical. Pourtant, 85 % souhaitent que leur professionnel de santé aborde proactivement le sujet. Lorsque les femmes reçoivent une liste claire des symptômes et facteurs de risque, 73 % déclarent qu’elles consulteraient plus rapidement.
Les obstacles à la consultation
Le manque de sensibilisation (69 %), la négligence des symptômes (61 %) et la confusion avec d’autres affections (60 %) figurent parmi les principaux freins à une détection précoce. Si les recherches en ligne sont une ressource populaire, une femme sur cinq âgée de 60 ans et plus n’a jamais cherché d’information. De plus, seulement 14 % des répondantes se rappellent avoir vu une campagne de sensibilisation au cours de la dernière année.
Un appel à l’action
Les experts rappellent que les cancers gynécologiques ne doivent pas être considérés comme « silencieux ». Selon Michelle Horn (GSK Canada), « de nombreux signes existent, mais ne doivent pas être ignorés ». Tania Vrionis (Cancer de l’ovaire Canada) ajoute que ces résultats confirment des décennies d’alertes : un déficit de sensibilisation entraîne un retard de diagnostic aux conséquences graves.
Vers une meilleure sensibilisation
Le sondage montre une volonté claire des Canadiennes : plus de 70 % demandent davantage d’information accessible au public, et 89 % se disent prêtes à parler de leur santé gynécologique avec un professionnel. Le Dr Alon Altman (Université du Manitoba) conclut que des conversations ouvertes et des ressources fiables sont essentielles pour améliorer la détection et, ultimement, sauver des vies.
Source : GlaxoSmithKline Inc. / CNW
Qu'en pensez-vous? Soyez le premier à laisser un commentaire!
Publication Index Santé : 2025-08-27







ESG Média inc.