VRS et maladies chroniques au Canada, des répercussions qui peuvent durer plusieurs mois
Un nouveau sondage commandité par GSK révèle que les virus respiratoires, notamment le virus respiratoire syncytial (VRS), peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé des Canadiens vivant avec une maladie chronique. Malgré les risques de complications, près de la moitié des personnes interrogées n'ont pas récemment discuté du VRS avec un professionnel de la santé.

Un sondage publié le 2 novembre 2026 par la société biopharmaceutique GSK met en lumière les répercussions du virus respiratoire syncytial (VRS) et d'autres infections respiratoires chez les adultes canadiens vivant avec certaines maladies chroniques. Selon les résultats, 80 % des personnes interrogées estiment que ces virus ont une incidence sur leur santé, leur vie quotidienne ou celle de leur entourage.
Réalisée auprès de 1 500 adultes canadiens atteints d'au moins une maladie chronique, l'enquête s'est notamment intéressée aux personnes vivant avec le diabète, l'asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), une maladie cardiovasculaire, une maladie rénale chronique ou l'hypertension artérielle. Les résultats soulignent que les conséquences d'une infection respiratoire peuvent dépasser les symptômes habituels et compliquer la gestion de problèmes de santé déjà présents.
Des effets qui peuvent persister après l'infection
Parmi les répondants ayant déjà contracté le VRS, 39 % ont déclaré que leur santé avait été perturbée pendant au moins un mois après l'infection. Plus préoccupant encore, 7 % ont indiqué avoir mis plus d'un an à retrouver leur état de santé habituel ou ne pas s'être complètement rétablis au moment du sondage.
Ces résultats montrent que certaines personnes atteintes de maladies chroniques rapportent des répercussions prolongées après une infection par le VRS. Toutefois, puisqu'il s'agit de réponses déclarées dans le cadre d'un sondage, ces données ne permettent pas à elles seules d'établir que tous les problèmes de santé persistants ont été directement causés par le virus.
Le VRS est un virus respiratoire courant qui provoque généralement des symptômes ressemblant à ceux d'un rhume. Chez certaines personnes, particulièrement les adultes âgés ou ceux présentant des problèmes de santé préexistants, l'infection peut toutefois entraîner des complications respiratoires plus importantes.
Une aggravation des symptômes chez plusieurs personnes
L'un des principaux constats du sondage concerne les difficultés supplémentaires que peuvent rencontrer les personnes atteintes de maladies chroniques lorsqu'elles contractent une infection respiratoire. Près de deux répondants sur cinq, soit 39 %, ont déclaré que leur maladie chronique s'était aggravée pendant ou après une infection par le VRS ou un autre virus respiratoire.
Les répercussions rapportées étaient particulièrement importantes chez les personnes vivant avec une maladie pulmonaire. Parmi les répondants atteints d'asthme, 54 % ont signalé une aggravation de leurs symptômes pendant ou après l'infection. Cette proportion atteignait 46 % chez les personnes vivant avec une MPOC.
Ces résultats illustrent les difficultés que peuvent entraîner les infections respiratoires chez les personnes dont les voies respiratoires sont déjà fragilisées. Une infection peut notamment accentuer certains symptômes existants et rendre plus complexe le maintien d'une bonne maîtrise de la maladie.
Des conséquences sur le bien-être et l'autonomie
Au-delà des symptômes physiques, les répondants ont également fait état de répercussions sur plusieurs aspects de leur vie quotidienne. Selon le sondage, 27 % ont rapporté des conséquences sur leur bien-être mental, tandis que 22 % ont mentionné une perte de revenus liée à une absence du travail. Une proportion équivalente, soit 22 %, a signalé une diminution de son autonomie dans les activités quotidiennes.
Ces difficultés peuvent s'ajouter aux responsabilités déjà associées à la gestion d'une maladie chronique, comme la prise de médicaments, le suivi médical et l'adaptation des habitudes de vie. Pour certaines personnes, une infection respiratoire peut ainsi représenter une perturbation importante de leur routine personnelle, familiale ou professionnelle.
Jeffrey Beach, président et chef de la direction d'Asthme Canada, rappelle que vivre avec une maladie chronique comme l'asthme exige souvent une prise en charge quotidienne rigoureuse. Selon lui, les effets du VRS et d'autres virus respiratoires peuvent se prolonger au-delà de la période initiale de maladie, ce qui souligne l'importance de discuter des mesures de protection avec un professionnel de la santé.
Près de la moitié des répondants n'ont pas récemment parlé du VRS avec un professionnel
Malgré les préoccupations entourant les infections respiratoires, le sondage révèle un écart entre la perception des risques et les discussions sur la prévention. Alors que 80 % des répondants craignent que les virus respiratoires puissent nuire à la prise en charge de leur maladie chronique ou aggraver leurs symptômes, 44 % ont déclaré ne pas avoir récemment abordé le VRS avec un professionnel de la santé.
Cette situation attire l'attention sur l'importance de l'information et des échanges entre les patients et les professionnels. Les personnes vivant avec certaines maladies chroniques peuvent présenter un risque accru de complications graves liées au VRS, notamment lorsqu'elles sont atteintes d'asthme, de MPOC, de diabète ou d'insuffisance cardiaque.
Selon les données scientifiques citées par GSK, plus de 90 % des adultes de plus de 60 ans hospitalisés en raison du VRS présentent au moins une maladie chronique. Cette proportion concerne les personnes hospitalisées et ne signifie pas que la majorité des personnes atteintes de maladies chroniques seront hospitalisées si elles contractent le virus.
La prévention et l'information au cœur de la sensibilisation
À l'occasion de la Semaine de sensibilisation à l'égard du VRS 2026, GSK souhaite encourager les adultes vivant avec des maladies chroniques à mieux comprendre les conséquences possibles des infections respiratoires et à discuter des moyens de prévention avec leur équipe soignante.
Selon la Dre Michelle Horn, directrice médicale nationale de GSK Canada, les résultats mettent en évidence un écart entre la connaissance des risques et la fréquence des discussions sur le VRS. Une meilleure compréhension de cette infection pourrait aider les personnes concernées à prendre des décisions éclairées concernant leur santé respiratoire.
Les mesures de prévention peuvent comprendre différentes habitudes visant à limiter la transmission des virus respiratoires ainsi qu'une discussion sur la pertinence de la vaccination contre le VRS, selon l'âge, les facteurs de risque et les recommandations applicables. Un professionnel de la santé peut aider à déterminer les mesures appropriées à chaque situation.
Un sondage mené auprès de 1 500 adultes canadiens
Le sondage mondial sur la sensibilisation au VRS a été commandité et financé par GSK. Son volet canadien a été réalisé en ligne par la firme Human8, du 15 juillet au 7 août 2026, auprès de 1 500 adultes âgés de 18 ans et plus vivant avec au moins une des maladies chroniques ciblées.
L'enquête comprenait huit questions portant notamment sur la connaissance du VRS, les perturbations à court et à long terme, les préoccupations des personnes présentant des facteurs de risque et les discussions avec les professionnels de la santé.
Les résultats reflètent les expériences et les perceptions des personnes interrogées. Ils ne doivent donc pas être interprétés comme des estimations de la fréquence des complications du VRS dans l'ensemble de la population canadienne.
Source : GlaxoSmithKline Inc. (GSK Canada), communiqué publié le 2 novembre 2026. Sondage réalisé par Human8 pour le compte de GSK.
Publication Index Santé : 2026-11-03
















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