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Une nouvelle enquête révèle que près de 50 % des Canadiens ne voudraient pas que les autres sachent qu'ils ont l'Alzheimer

La campagne de la Société Alzheimer vise à mettre un terme à la stigmatisation.

Une nouvelle enquête révèle que près de 50 % des Canadiens ne voudraient pas que les autres sachent qu'ils ont l'Alzheimer

TORONTO, le 7 janv. 2018 /CNW/ - La Société Alzheimer a annoncé aujourd'hui que malgré une plus grande sensibilisation du public à l'égard de l'Alzheimer, la stigmatisation et les attitudes négatives entourant ce trouble persistent. La Société rend publics les résultats d'une nouvelle enquête qui coïncide avec le Mois de la sensibilisation à la maladie d'Alzheimer en janvier et pour inaugurer sa nouvelle campagne de sensibilisation : « Je vis avec l'Alzheimer. Laissez-moi vous aider à comprendre. » Cette campagne permettra d'entamer des conversations et d'encourager les Canadiens à percevoir ce trouble différemment.

L'enquête menée par la firme Leger, qui a interrogé en ligne 1500 Canadiens âgés de 18 à 65 ans, a également révélé que 46 % des répondants éprouveraient un sentiment de honte ou d'embarras s'ils avaient l'Alzheimer, tandis que 61 % des personnes interrogées ont déclaré qu'ils auraient à faire face à une forme ou une autre de discrimination. L'enquête a également démontré qu'un Canadien sur quatre estime que ses amis et les membres de sa famille l'éviterait s'il recevait un diagnostic d'Alzheimer. Finalement, seuls 5 % des Canadiens s'informeraient davantage sur ce trouble si un membre de leur famille, un ami ou un collègue recevait un tel diagnostic.

« Ces résultats confortent ce que nous pensions : la stigmatisation est l'un des obstacles les plus importants auxquels doivent faire face les personnes atteintes pour vivre pleinement avec dignité et respect, a déclaré Pauline Tardif, la chef de la direction de la Société Alzheimer du Canada. Les résultats soulignent le travail que nous avons encore devant nous pour mettre un terme à la stigmatisation une bonne fois pour toutes. Il n'y a aucune honte à vivre avec l'Alzheimer. On ne peut pas laisser les perceptions négatives faire obstacle aux personnes vivant avec ce trouble qui cherchent de l'aide et un soutien. Vivre sans être victime de discrimination est un droit pour chaque personne touchée par ce trouble. »

Pour aborder la stigmatisation, la Société Alzheimer donne la parole aux experts : les personnes vivant avec l'Alzheimer, comme Roger Marple. Pour ce fier père et grand-père de 57 ans qui, il y a trois ans, a développé des troubles cognitifs à début précoce, le diagnostic a été difficile à avaler. Mais, avec le temps, Roger a surmonté son choc initial et sa tristesse. Il avait trop de rêves à réaliser. « Je fais encore les choses qui ont un sens dans ma vie, comme sortir, jouer au golf et voyager. Je continuerai à profiter de la vie pendant aussi longtemps que mes capacités me le permettront. N'est-ce pas tout ce à quoi nous aspirons? »

Roger et d'autres personnes invitent les Canadiens à écouter leurs histoires inspirantes et à suivre quelques pistes qui les aideront à être ouvert et tolérant à l'égard des personnes vivant avec l'Alzheimer.

Ces histoires figurent sur un site Web qui leur est consacré. Les visiteurs y trouveront des conseils sur la manière d'être plus soucieux envers ces personnes, des activités qui leur permettront de tester leurs connaissances ainsi que d'autres ressources pour agir contre la stigmatisation et mieux s'informer au sujet d'un trouble qui a le potentiel de toucher chacun d'entre nous.

Pour nous aider à mettre un terme à la stigmatisation et lire l'intégralité de l'enquête, rendez-vous sur jevisaveclalzheimer.ca et utilisez le mot-clic #jevisaveclalzheimer pour nous aider à faire passer le mot.

Conclusions supplémentaires de l'enquête

Les Canadiens estiment probable que les personnes vivant avec l'Alzheimer ou une autre forme de trouble cognitif puissent :

- être ignorées ou rejetées (58 %);
- être exploitées d'une manière ou d'une autre (57 %);
- éprouver des difficultés à évaluer les services ou les soutiens adéquats (56 %); et
- craindre ou se heurter à la méfiance ou la suspicion (37 %).

Autres faits saillants

- 56 % des Canadiens se sont dits inquiets d'être touchés par l'Alzheimer.

- La préoccupation la plus importante est la crainte d'être un fardeau pour les autres, la perte d'indépendance et l'incapacité de reconnaître les membres de sa famille et ses amis.

- Seuls 39 % des répondants ont indiqué qu'ils proposeraient leur soutien aux familles ou aux amis qui étaient ouverts quant à leur diagnostic.

- Trois Canadiens sur 10 (30 %) admettent faire des blagues liées à l'Alzheimer.

Faits en bref

- Aujourd'hui, plus d'un million de Canadiens vivent avec une forme de trouble cognitif (y compris l'Alzheimer).

- Dans moins de 15 ans, on estime que 937 000 Canadiens vivront avec l'Alzheimer.

- Les Sociétés Alzheimer partout au Canada proposent des programmes et des services de soutien pour les aidants et les personnes atteintes de toutes les formes de troubles cognitifs, y compris la maladie d'Alzheimer.

- La Société Alzheimer est un bailleur de fonds canadien de premier plan des programmes de recherche sur l'Alzheimer. À ce jour, elle a investi plus de 50 millions de dollars dans des programmes de recherche biomédicale et portant sur la qualité de vie, par le biais de son Programme de recherche.

Publication Index Santé : 2018-01-08 - Nombre de visites depuis la publication : 42828

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