Un pas de plus vers un meilleur accès aux soins : l’Université du Québec développera un programme de médecine axé sur la première ligne
Le réseau de l’Université du Québec s’associe au ministère de l’Enseignement supérieur pour jeter les bases d’un programme novateur en médecine familiale. Avec l’appui de ses établissements régionaux et de la Fondation de l’Université du Québec, cette initiative vise à répondre aux enjeux d’accès aux soins dans toutes les régions du Québec.
Une initiative structurante pour la santé des régions
Lors de la conférence d’ouverture du Congrès Première ligne en santé (PLS), le président de l’Université du Québec, Alexandre Cloutier, a annoncé une entente de collaboration majeure avec le ministère de l’Enseignement supérieur pour développer un programme de formation médicale dédié à la médecine familiale. Porté par une volonté de transformation du système de santé québécois, ce projet vise à former, en région, des médecins de famille qui exerceront dans le réseau public et y resteront.
L'entente prévoit un financement initial de 350 000 $ auquel s’ajoute un appui de 2 millions de dollars de la Fondation de l’Université du Québec. Ce soutien permettra de poursuivre l’analyse de faisabilité et les consultations auprès des partenaires du réseau de la santé et des facultés de médecine pour développer un programme complémentaire à l’offre existante.
Miser sur la médecine de proximité
À l’heure où la pénurie de médecins de famille limite l’accès aux soins dans plusieurs régions, l’Université du Québec entend proposer une réponse concrète, durable et enracinée dans le territoire. Le programme envisagé mettra la première ligne au cœur de sa mission, en formant des médecins sur le terrain, là où les besoins sont les plus criants.
Contrairement aux modèles centralisés actuels, ce projet valorise la formation décentralisée, favorisant ainsi la rétention des diplômés dans leur région d’étude. Les données le démontrent déjà : plus de 90 % des professionnels de la santé formés dans les établissements de l’UQ choisissent d’exercer leur métier dans la même région. Ce modèle a donc un réel potentiel pour améliorer l’accès aux soins de proximité.
Une expertise déjà bien ancrée dans le domaine de la santé
Le réseau de l’Université du Québec compte plus de 500 chercheurs et chercheuses actifs dans les secteurs de la santé et des services sociaux. Il offre une vaste gamme de formations professionnalisantes, incluant les soins infirmiers, la psychologie, la physiothérapie, la chiropratique, la médecine podiatrique, le travail social et bien d’autres. Ces programmes sont déjà offerts dans des régions souvent mal desservies par les grands centres universitaires, renforçant ainsi l’accessibilité à l’enseignement supérieur et aux services de santé.
Les établissements de l’UQ ont tous exprimé leur engagement envers ce projet, soulignant à la fois leur expertise et leur enracinement régional. De Trois-Rivières à Rimouski, de l’Abitibi à l’Outaouais, chaque université du réseau souhaite contribuer activement à la réussite de ce nouveau programme.
Un appui unanime à travers le réseau
Tous les recteurs et rectrices du réseau de l’Université du Québec ont salué cette annonce et souligné la pertinence du projet. Le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, insiste sur l’importance d’un modèle ancré dans les réalités régionales. Du côté de l’UQAM, Stéphane Pallage évoque la valeur d’une approche multidisciplinaire en santé. L’UQO et l’UQAT, quant à elles, misent sur les retombées concrètes pour les populations des régions qu’elles desservent.
Même les établissements à vocation particulière comme l’INRS, l’ÉNAP, l’ÉTS et la TÉLUQ voient dans ce projet une occasion de mettre leur expertise au service d’une meilleure organisation des soins et de l’enseignement. Chacun, à sa manière, contribuera à enrichir ce programme médical unique, que ce soit par la recherche, la technologie, l’administration publique ou l’enseignement à distance.
Une vision à long terme pour la santé de tous
Ce projet ne se limite pas à combler des postes vacants. Il vise à repenser la formation médicale pour qu’elle réponde réellement aux besoins de la population, en intégrant l’enracinement régional, l’innovation pédagogique et une forte collaboration interdisciplinaire. L’Université du Québec souhaite ainsi contribuer à un changement de paradigme dans l’accès aux soins : plus humain, plus équitable, plus efficace.
Selon Alexandre Cloutier, il s’agit d’une avancée décisive : « Grâce à la présence de nos dix établissements sur l’ensemble du territoire, nous pourrons former des médecins de famille là où les besoins sont les plus grands et ainsi améliorer durablement l’accès à la première ligne. C’est une étape importante qui vient d’être franchie. »
Source : Université du Québec
Publication Index Santé : 2025-06-05
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