Zona et maladies chroniques : un risque méconnu chez les Canadiens de 50 ans et plus
Une enquête nationale révèle que de nombreux Canadiens âgés vivant avec des maladies chroniques sous-estiment leur risque de développer le zona, malgré des inquiétudes importantes quant à ses conséquences.
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- Environ 130 000 Canadiens développent un zona chaque année.
- Près de 1 adulte sur 3 aura un zona au cours de sa vie.
- Plus de la moitié des répondants ignorent que leur maladie chronique augmente leur risque.
- Près d’une personne sur deux n’a jamais discuté du zona avec un professionnel de la santé.
Un risque élevé mais peu reconnu
Le zona constitue un problème de santé fréquent au Canada, touchant environ 130 000 personnes chaque année et pouvant affecter près d’un adulte sur trois au cours de sa vie. Pourtant, une nouvelle enquête nationale menée auprès de Canadiens de 50 ans et plus vivant avec des maladies chroniques montre que ce risque demeure largement méconnu.
Plus de la moitié des répondants ne savent pas que leur problème de santé chronique peut accroître leur vulnérabilité au zona. Cette méconnaissance est particulièrement préoccupante, car les maladies chroniques sont souvent associées à un affaiblissement du système immunitaire, un facteur clé dans la réactivation du virus responsable de la maladie.
Une maladie redoutée pour ses conséquences
Malgré cette faible sensibilisation, la crainte du zona est bien réelle. Plus des trois quarts des participants affirment redouter les perturbations que la maladie pourrait entraîner dans leur vie quotidienne, tandis qu’une proportion importante s’inquiète d’un éventuel séjour prolongé à l’hôpital.
Ces inquiétudes sont fondées. Le zona peut provoquer des douleurs intenses, des complications neurologiques et, dans certains cas, une hospitalisation. Chez les personnes ayant déjà contracté la maladie, une proportion significative rapporte une douleur sévère ayant fortement perturbé leur quotidien, certains devant même interrompre temporairement leurs activités professionnelles ou sociales.
Des conversations insuffisantes avec les professionnels de la santé
Malgré l’ampleur du problème, près de la moitié des répondants déclarent n’avoir jamais eu de discussion approfondie sur le zona avec leur professionnel de la santé. Cette absence d’échanges limite la prévention et la détection précoce, particulièrement chez les personnes à risque élevé.
Les experts estiment que le zona devrait être systématiquement abordé dans la gestion des maladies chroniques, au même titre que d’autres complications potentielles. Une meilleure communication pourrait aider les patients à comprendre leurs facteurs de risque et les options de prévention disponibles.
Les maladies chroniques augmentent la vulnérabilité
Plus de 45 % des Canadiens vivent avec au moins une maladie chronique, et une proportion importante des personnes âgées en cumule plusieurs. Des affections comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’asthme, la MPOC ou les maladies rénales chroniques sont associées à un risque accru de zona et de complications graves.
Pourtant, de nombreuses personnes ne perçoivent pas ce lien. Une part importante des répondants croit que leur maladie n’affecte pas leur système immunitaire ni leur susceptibilité à la maladie. Les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, respiratoires ou métaboliques se révèlent particulièrement peu conscientes des dangers.
Une maladie liée au vieillissement immunitaire
Le zona est causé par la réactivation du virus de la varicelle, qui demeure latent dans l’organisme après l’infection initiale. Avec l’âge, la réponse immunitaire diminue, augmentant ainsi le risque de réactivation.
La maladie se manifeste généralement par une éruption cutanée douloureuse accompagnée de vésicules, souvent sur le torse ou le visage. Les douleurs peuvent être aiguës, brûlantes ou comparables à des décharges électriques. Dans certains cas, une complication appelée névralgie postzostérienne peut entraîner des douleurs persistantes pendant des mois, voire des années.
Des complications plus graves, bien que rares, peuvent inclure des infections cutanées, une paralysie, une perte auditive ou visuelle, et parfois des événements cardiovasculaires.
L’importance de la prévention et de la sensibilisation
Les résultats de l’enquête soulignent la nécessité d’intégrer davantage l’information sur le zona dans les soins de routine destinés aux adultes de 50 ans et plus, en particulier ceux vivant avec des maladies chroniques.
Selon les experts, la vaccination constitue un outil clé pour vieillir en santé. Toutefois, les taux de vaccination chez les adultes demeurent faibles, laissant de nombreuses personnes vulnérables sans protection adéquate.
Une meilleure connaissance des facteurs de risque, combinée à des discussions proactives avec les professionnels de la santé, pourrait contribuer à réduire l’impact de cette maladie douloureuse et parfois invalidante.
Source : GlaxoSmithKline Inc.
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Publication Index Santé : 2026-02-24









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