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Ménopause au Canada : un nouveau plan réclame de meilleurs soins pour les femmes

La Fondation canadienne de la ménopause lance un programme national proposant sept priorités pour améliorer les soins et le soutien liés à la ménopause. Formation des professionnels de la santé, accès aux traitements, recherche et soutien en milieu de travail figurent parmi les changements réclamés.

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Ménopause au Canada : un nouveau plan réclame de meilleurs soins pour les femmes
Un nouveau plan consacré à la ménopause au Canada

La Fondation canadienne de la ménopause (FCM) demande aux gouvernements canadiens d'accorder une plus grande place à la ménopause dans leurs politiques de santé.

L'organisation a présenté le Programme de la politique sur la ménopause pour le Canada, un plan qui regroupe sept priorités concernant notamment les soins, les traitements, la recherche et les milieux de travail.

Cette initiative s'accompagne d'une campagne de mobilisation invitant la population à faire connaître ses préoccupations concernant les soins liés à la ménopause.

Selon la Fondation, environ 10 millions de Canadiennes âgées de 40 ans et plus se trouvent à une étape du continuum de la ménopause. Cette période comprend la périménopause, la ménopause elle-même et la postménopause.

Davantage de formation pour les professionnels de la santé

L'une des principales demandes concerne la formation médicale.

La Fondation souhaite que la formation sur la ménopause devienne obligatoire pour les médecins et les infirmières praticiennes.

Elle s'appuie notamment sur ses propres données antérieures concernant l'expérience des femmes avec le système de santé. Selon une enquête publiée par la Fondation en 2022, seulement 25 % des répondantes indiquaient que leur professionnel de la santé avait abordé la ménopause avec elles de façon proactive.

Parmi les femmes qui avaient elles-mêmes soulevé la question, 75 % considéraient la conversation comme moyennement utile ou inutile.

Environ 40 % avaient également l'impression que leurs symptômes n'avaient pas été suffisamment pris en charge par leur professionnel de la santé.

La Fondation considère donc l'amélioration des connaissances des professionnels comme l'un des éléments nécessaires pour faciliter la reconnaissance des symptômes et la discussion sur les différentes options disponibles.

Améliorer l'accès aux traitements

L'accès aux traitements constitue un autre élément important du programme proposé.

La FCM demande aux gouvernements de rendre les médicaments utilisés pour traiter les symptômes de la ménopause plus accessibles et abordables.

Elle réclame également des mesures visant à réduire les différences d'accès aux soins entre les différents groupes de la population.

Selon l'organisation, certains obstacles seraient particulièrement importants pour les femmes vivant dans les communautés rurales ou éloignées ainsi que pour certaines populations confrontées à des inégalités dans l'accès aux services de santé.

Le programme propose également de revoir la rémunération des médecins afin de favoriser la prestation de soins consacrés à la ménopause.

Il s'agit toutefois de propositions formulées par la Fondation. Le communiqué ne fait état d'aucune nouvelle politique gouvernementale adoptée en réponse à ces demandes.

La ménopause peut s'accompagner de nombreux symptômes

La ménopause est une étape naturelle de la vie, mais la transition peut être accompagnée de nombreux symptômes dont la nature et l'intensité varient considérablement d'une personne à l'autre.

La Fondation indique que son enquête antérieure avait révélé que 95 % des répondantes présentaient des symptômes associés à la ménopause, avec une moyenne de sept symptômes.

Ceux-ci peuvent notamment comprendre des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des troubles du sommeil, un manque d'énergie, des douleurs musculaires ou articulaires, des changements génito-urinaires et certains problèmes sexuels.

Une femme sur deux interrogée dans l'étude de la Fondation disait également ne pas se sentir préparée à la périménopause et à la ménopause.

Ces données proviennent des travaux de la Fondation et ne signifient pas que toutes les femmes vivront la transition de la même manière.

Un impact également observé dans les milieux de travail

Le nouveau programme accorde aussi une place importante aux répercussions de la ménopause dans les milieux de travail.

Selon une estimation publiée précédemment par la Fondation, les symptômes de la ménopause qui ne sont pas adéquatement pris en charge entraîneraient la perte d'environ 540 000 journées de travail par année au Canada.

La FCM estime leur coût économique annuel à environ 3,5 milliards de dollars. Ces estimations comprennent notamment les conséquences liées au travail et aux répercussions économiques des symptômes.

L'organisation demande donc la création de milieux de travail qui tiennent davantage compte de cette période de la vie.

L'enjeu pourrait prendre de l'importance avec le vieillissement de la population active. Selon les données citées par la Fondation, les femmes de plus de 40 ans représentent environ le quart de la main-d'œuvre rémunérée au Canada.

Plus de recherche demandée sur la ménopause

La recherche constitue une autre priorité du programme.

La Fondation souhaite que davantage de ressources soient consacrées à l'étude de la ménopause et de la santé des femmes au milieu de la vie.

Elle considère qu'une meilleure compréhension de cette transition pourrait contribuer à améliorer les connaissances des professionnels de la santé, les traitements et la prise en charge des symptômes.

La sensibilisation du grand public complète les principales orientations du programme. La FCM souhaite notamment réduire la stigmatisation entourant la ménopause et favoriser des discussions plus ouvertes sur cette étape de la vie.

Ces demandes sont appuyées dans le communiqué par plusieurs organisations, dont la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada et la Société canadienne de la ménopause.

Sophie Grégoire Trudeau devient ambassadrice de la Fondation

La campagne bénéficie également de la participation de Sophie Grégoire Trudeau, récemment nommée première ambassadrice de la Fondation canadienne de la ménopause. Cette nomination avait été annoncée le 28 septembre 2026.

Elle participera notamment aux efforts de sensibilisation de l'organisation concernant la ménopause et la santé des femmes.

La Fondation invite parallèlement les Canadiens à communiquer avec leurs représentants élus afin d'appuyer les changements qu'elle propose.

Le Programme de la politique sur la ménopause pour le Canada demeure pour le moment une série de recommandations formulées par la FCM et ses partenaires. Ses sept priorités portent sur la formation des professionnels, l'équité dans l'accès aux soins, la rémunération médicale, l'accès aux traitements, la recherche, les milieux de travail et la sensibilisation du public.

Source : Fondation canadienne de la ménopause (FCM)

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Publication Index Santé : 2026-10-01

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