Le programme PRISM officiellement implanté en Estrie pour soutenir les personnes en situation d’itinérance et de troubles mentaux graves
Le gouvernement du Québec annonce l’implantation officielle du programme PRISM (Programme de réaffiliation en itinérance et en santé mentale) dans la région de l’Estrie, une initiative novatrice pour mieux répondre à la crise de l’itinérance et aux enjeux de santé mentale.
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Afin de mieux soutenir les personnes en situation d’itinérance présentant des troubles de santé mentale graves, le programme PRISM est désormais implanté dans la région de l’Estrie. L’annonce a été faite par la députée de Saint-François, Geneviève Hébert, au nom de Sonia Bélanger, ministre responsable des Aînés, des Services sociaux et de la région des Laurentides.
Cette initiative est le fruit d’une collaboration entre Santé Québec, le CIUSSS de l’Estrie – CHUS et l’organisme Le Partage St-François. Le programme vise à offrir des services intégrés, humains et adaptés aux réalités complexes des personnes vivant à la fois avec l’itinérance et une problématique de santé mentale.
Un accompagnement 24 h sur 24 dans un milieu bienveillant
Le PRISM offrira huit lits d’hébergement temporaire accessibles en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les bénéficiaires seront accompagnés par une équipe multidisciplinaire composée de psychiatres, d’une infirmière clinicienne, d’un travailleur social et d’intervenants communautaires.
Ce milieu transitoire thérapeutique vise à favoriser la stabilisation de l’état de santé et la réaffiliation sociale des personnes hébergées. L’objectif est de leur offrir un espace sécurisant et bienveillant pour les aider à retrouver une stabilité résidentielle et amorcer un véritable cheminement de rétablissement.
Des investissements importants pour soutenir la réinsertion
Le gouvernement du Québec investit 910 000 $ récurrents pour assurer la mise en œuvre et la pérennité du programme dans la région. Selon la ministre Sonia Bélanger, cette initiative démontre la volonté du gouvernement d’agir sur le terrain :
« Grâce à cet investissement, nous offrons un accompagnement intensif et digne à des personnes qui ont besoin d’un soutien global. Le PRISM représente une solution humaine, concertée et porteuse d’espoir pour de nombreuses personnes vulnérables. »
La ministre responsable de l’Estrie, Isabelle Charest, ajoute : « Le programme PRISM symbolise une nouvelle manière d’aborder la lutte contre l’itinérance. En misant sur la collaboration entre les acteurs communautaires et institutionnels, nous développons des solutions durables et adaptées aux besoins réels des citoyens. »
Une collaboration régionale exemplaire
Pour Geneviève Hébert, députée de Saint-François, l’arrivée du PRISM en Estrie marque une étape importante :
« Ce programme a déjà fait ses preuves ailleurs au Québec. En unissant les soins psychiatriques, les services sociaux et l’action communautaire, nous offrons aux personnes concernées un accompagnement qui favorise la stabilité et la dignité. »
Le député André Bachand, président de la Commission des institutions, souligne quant à lui l’importance d’une telle approche concertée :
« Ensemble, nous pouvons mieux soutenir les personnes vivant avec des troubles mentaux et leur offrir de véritables perspectives de rétablissement. »
De son côté, Sébastien Laberge, directeur général du Partage St-François, rappelle que : « Trop souvent, les personnes vivant avec des problématiques lourdes sont confinées aux refuges d’urgence. PRISM démontre qu’une approche pluridisciplinaire et coordonnée peut réellement briser le cycle de la rue. »
Un modèle fondé sur la recherche et les résultats
Développé à Montréal, le programme PRISM repose sur des données probantes : entre 63 % et 81 % des participants conservent un logement stable un an après leur passage dans le programme. Cette réussite s’accompagne d’améliorations tangibles de la santé mentale, de la qualité de vie et de la réinsertion sociale.
Ce modèle s’inscrit dans les grands plans gouvernementaux tels que le Plan d’action interministériel en santé mentale 2022-2026, le Plan d’action en itinérance 2021-2026 et le Plan d’action en dépendance 2018-2028. Ensemble, ces stratégies visent à offrir des soins intégrés et un accompagnement humain aux personnes en grande précarité.
Source : Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, ministre responsable des Services sociaux, ministre déléguée à la Santé et ministre responsable de la région des Laurentides
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Publication Index Santé : 2025-11-04














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