Le RQRA demande de suspendre la réforme des résidences privées pour aînés
Le Regroupement québécois des résidences pour aînés estime que le projet de règlement encadrant les résidences privées pour aînés risque d'avoir des conséquences importantes sur les résidents, les gestionnaires et l'ensemble du réseau de la santé s'il est appliqué sans ajustements.
Soyez le premier à laisser un commentaire!

- Le RQRA demande la suspension de l'entrée en vigueur du projet de règlement.
- Près de 800 résidences privées pour aînés sont représentées par l'organisme.
- Plus de 114 000 aînés résident dans les RPA membres du regroupement.
- Plus de 760 résidences pour aînés ont fermé leurs portes depuis 2018.
- Le RQRA réclame la création d'une table de travail avec Santé Québec.
Une réforme jugée trop importante pour être appliquée rapidement
Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) réagit aux consultations entourant le projet de règlement visant les résidences privées pour aînés (RPA). Bien que l'organisation reconnaisse l'importance d'améliorer la qualité et la sécurité des soins offerts aux résidents, elle estime que les changements proposés vont bien au-delà d'une simple mise à jour réglementaire.
Selon le regroupement, le projet transformerait profondément le fonctionnement des résidences privées pour aînés et modifierait leur rôle au sein du continuum de soins, sans que les conditions nécessaires à une transition réussie soient actuellement réunies.
Des impacts appréhendés pour les aînés
Le RQRA soutient que les nouvelles exigences pourraient entraîner une augmentation des coûts d'exploitation pour les résidences, avec des répercussions directes sur les frais d'hébergement assumés par les résidents.
L'organisme craint également que certaines résidences soient moins en mesure de s'adapter aux besoins grandissants des aînés ou de maintenir certains services en raison des contraintes administratives et financières associées au nouveau règlement.
Selon le regroupement, toute diminution de l'offre de services ou de la capacité d'accueil des résidences pourrait aussi accroître la pression sur les soins à domicile, les ressources intermédiaires, les CHSLD et les hôpitaux.
Une pression accrue sur les gestionnaires
Le RQRA affirme partager les objectifs du gouvernement en matière de qualité et de sécurité, mais considère que le projet de règlement impose un important alourdissement des obligations administratives, opérationnelles et financières.
L'organisation souligne que ces changements sont proposés dans un contexte où les coûts d'exploitation sont déjà en hausse et où plusieurs résidences font face à des défis importants de recrutement et de maintien des services.
Le regroupement rappelle d'ailleurs que plus de 760 résidences privées pour aînés ont fermé leurs portes au Québec depuis 2018, ce qui fragilise déjà le réseau.
Des inquiétudes concernant la mise en œuvre
Au-delà du contenu même du règlement, le RQRA se dit préoccupé par les modalités de son implantation.
L'organisation estime que l'entrée en vigueur rapide du règlement, sans plan de transition détaillé ni soutien financier adapté, risque de créer de l'incertitude dans le secteur et de compromettre la stabilité de certaines résidences.
Le regroupement considère également que plusieurs impacts potentiels du projet demeurent sous-évalués, notamment pour les résidences situées en région.
Un appel à la collaboration avec Santé Québec
Afin d'éviter des conséquences négatives sur les aînés et sur l'ensemble du réseau, le RQRA demande au gouvernement du Québec de suspendre l'entrée en vigueur du règlement le temps d'apporter les ajustements nécessaires.
L'organisme propose également la création d'une table de travail officielle avec Santé Québec afin de revoir certains éléments du projet et d'établir des conditions de mise en œuvre réalistes et adaptées aux réalités du terrain.
Le directeur général du regroupement, Marc Fortin, estime qu'une réforme de cette ampleur doit être réalisée en collaboration avec les acteurs concernés afin d'assurer sa réussite et de préserver la qualité des services offerts aux aînés.
Un réseau important pour les aînés québécois
Le Regroupement québécois des résidences pour aînés représente près de 800 propriétaires et gestionnaires de résidences accueillant plus de 114 000 aînés à travers le Québec.
Selon l'organisme, les RPA jouent un rôle essentiel dans l'offre d'hébergement, de services et de soins destinés aux personnes âgées, tout en contribuant à réduire la pression exercée sur le réseau public de la santé et des services sociaux.
Source : Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA)
Qu'en pensez-vous? Soyez le premier à laisser un commentaire!
Publication Index Santé : 2026-06-08









ESG Média inc.