Soins de pieds : L'Ordre des podiatres du Québec invite la population à la prudence
Dans la foulée d'un récent reportage de l'émission La Facture diffusé le 13 octobre dernier à Radio-Canada, l'Ordre des podiatres du Québec invite les Québécois à la prudence et souhaite les sensibiliser quant à l'importance de vérifier si la personne qui leur prodigue des soins de pieds est un professionnel qualifié.
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« La meilleure façon de se protéger est de s'assurer que la personne qui prodigue certains soins de pieds a bien l'habilité et la compétence pour le faire. En cas de doute, j'invite la population à communiquer avec nous ou à vérifier si la personne en question est bien membre de l'Ordre des podiatres du Québec, de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ou de l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec » explique Martine Gosselin, directrice générale et secrétaire de l'Ordre des podiatres du Québec.
Confusion liée à la multiplication des titres
L'Ordre des podiatres rappelle également la nécessité de mieux protéger le public en interdisant l'usage du terme « podologues » par des non professionnels. L'Ordre remarque que sur le terrain, il y a une importante confusion quant à la multiplication des titres utilisés dans le domaine des soins de pieds. D'un côté, il y a les professionnels qui peuvent prodiguer certains soins médicaux et de l'autre côté, des non-professionnels, tels que les podologues, qui ne devraient effectuer que des soins esthétiques de confort.
« Le terme podologue est très similaire à celui de podiatre et fait en sorte que certains individus pratiquent illégalement la podiatrie et tentent de légitimer leurs activités en leur donnant un caractère scientifique, médical et réglementaire », poursuit Martine Gosselin, directrice générale et secrétaire de l'Ordre des podiatres.
Exercice illégal de la podiatrie
Le reportage de La Facture relate le cas d'une dame âgée de 84 ans qui a développé une infection à la suite d'un traitement prodigué par un podologue. Celui-ci a admis avoir pratiqué illégalement la podiatrie et a été condamné à payer une amende de 10 000 $. Malheureusement, il ne s'agit pas d'un cas isolé. En fait, l'Ordre se fait de plus en plus interpeler par des gens du public qui ont vécu le même genre de préjudices. Bon an, mal an, c'est environ une quinzaine de plaintes pour exercice illégal que l'Ordre reçoit. À cet égard, les podiatres poursuivent leurs efforts auprès de l'Office des professions du Québec afin que la pratique des soins de pieds soit mieux encadrée.
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Publication Index Santé : 2020-10-20












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