Fertilité au Canada : les demandes explosent, mais la couverture demeure limitée
De nouvelles données de Manuvie Canada révèlent une hausse marquée des demandes liées aux traitements de fertilité, alors que peu de régimes d’avantages sociaux couvrent réellement ces soins coûteux.
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- Les demandes de remboursement pour médicaments contre l’infertilité ont augmenté de 21 % en cinq ans.
- 56 % des employeurs couverts par Manuvie remboursent les médicaments favorisant la fertilité.
- Moins de 1 % couvrent les traitements en clinique de fertilité.
- Un cycle de fécondation in vitro peut coûter entre 10 000 $ et 20 000 $.
Une demande en forte croissance
À l’occasion de la Semaine canadienne de sensibilisation à la fertilité, Manuvie Canada publie de nouvelles données démontrant une hausse importante des besoins en matière de fertilité au pays.
Selon l’entreprise, les demandes de règlement pour des médicaments contre l’infertilité ont augmenté de 21 % au cours des cinq dernières années. Cette tendance reflète un recours croissant aux traitements pour aider les couples et les personnes souhaitant fonder une famille.
Une couverture encore très insuffisante
Malgré cette progression, l’accès financier demeure limité pour de nombreux travailleurs canadiens.
Parmi les employeurs offrant un régime collectif chez Manuvie :
- 56 % remboursent les médicaments liés à la fertilité;
- moins de 1 % couvrent les traitements effectués dans une clinique spécialisée.
Or, les traitements médicaux représentent souvent la plus grande part des coûts.
La FIV demeure hors de portée pour plusieurs
Un cycle de fécondation in vitro (FIV) coûte généralement entre 10 000 $ et 20 000 $. Comme plusieurs cycles sont parfois nécessaires avant d’obtenir une grossesse, la facture totale peut grimper rapidement.
Pour plusieurs familles, ces dépenses doivent être assumées personnellement, ce qui ajoute un stress financier important à une démarche déjà exigeante émotionnellement.
Les Canadiens fondent leur famille plus tard
Le report de la parentalité explique en partie la hausse des besoins.
Selon les données citées :
- l’âge moyen des mères à la naissance du premier enfant a atteint 31,8 ans en 2024;
- il était de 26,7 ans en 1976;
- l’indice de fécondité canadien est tombé à 1,26 enfant par femme en 2023.
Comme la fertilité diminue naturellement avec l’âge, plusieurs personnes se tournent vers les traitements spécialisés.
Hausse marquée chez les 35 à 44 ans
Les données de Manuvie montrent aussi une progression de l’utilisation d’inducteurs d’ovulation :
- +13,5 % chez les femmes de 25 à 34 ans;
- +24 % chez les femmes de 35 à 44 ans.
Cette hausse plus forte chez les groupes plus âgés confirme les défis croissants liés au report des projets familiaux.
Un enjeu désormais lié au milieu de travail
Manuvie estime que la fertilité ne devrait plus être vue uniquement comme une question personnelle. Les employeurs peuvent jouer un rôle important en facilitant l’accès aux soins grâce à leurs avantages sociaux.
L’entreprise recommande une couverture minimale de 15 000 $ à vie par famille, alors que certains employeurs offrent jusqu’à 50 000 $.
Une tendance appelée à grandir
Avec la baisse du taux de natalité, l’augmentation de l’âge parental moyen et les progrès médicaux, la demande pour les soins de fertilité pourrait continuer de croître au Canada.
Les entreprises qui adapteront leurs régimes d’assurance pourraient donc mieux répondre aux nouvelles réalités des travailleurs et travailleuses.
Source : Société Financière Manuvie
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Publication Index Santé : 2026-04-23







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