Santé mentale au Québec : plus d’un citoyen sur deux a déjà consulté un psychologue
Un sondage Léger pour l’Ordre des psychologues du Québec révèle une forte progression des consultations psychologiques et une utilisation grandissante de l’intelligence artificielle en santé mentale.
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- 52 % des Québécois ont déjà consulté un psychologue.
- Près de 1,4 million de personnes ont consulté récemment ou consultent actuellement.
- 49 % des répondants ont déjà utilisé l’IA pour leur santé mentale.
- 68 % des 18 à 34 ans disent avoir utilisé l’IA à cette fin.
La santé mentale occupe une place croissante au Québec
Ordre des psychologues du Québec dévoile les résultats d’un récent sondage démontrant que la santé mentale prend une importance grandissante dans la société québécoise. Plus d’un Québécois sur deux, soit 52 %, affirme avoir déjà consulté un psychologue au cours de sa vie.
En parallèle, près de 1,4 million de personnes, soit environ une personne sur sept, consulteraient présentement un psychologue ou l’auraient fait au cours de la dernière année.
Une hausse marquée depuis plusieurs décennies
Les données montrent une évolution importante des habitudes de consultation. En 1990, seulement 15,4 % des Québécois consultaient un psychologue. Cette proportion atteignait 43 % en 2012, puis 52 % en 2026.
Cette progression indique que la demande pour les services psychologiques a augmenté beaucoup plus rapidement que la croissance démographique. Le nombre de psychologues a presque doublé depuis 1990, tandis que le nombre de clients pris en charge a plus que doublé.
Selon la Dre Christine Grou, les psychologues n’ont jamais accueilli autant de personnes dans leurs bureaux.
Des bénéfices reconnus par la population
Parmi les personnes ayant consulté un psychologue, près de 70 % affirment que cette démarche a eu un impact positif élevé dans leur vie.
Ces résultats témoignent d’une reconnaissance accrue des bienfaits du soutien psychologique et d’une diminution progressive des stigmas liés à la consultation en santé mentale.
Des écarts entre les hommes et les femmes
Le sondage révèle aussi certaines différences selon le genre. Les hommes consultent moins souvent que les femmes.
- 42 % des hommes ont déjà consulté un psychologue.
- 62 % des femmes disent l’avoir déjà fait.
Les hommes sont également plus nombreux à estimer que les bénéfices retirés de leurs consultations ont été plus faibles ou limités.
Pourquoi certaines personnes ne consultent pas
Chez les répondants n’ayant jamais consulté, 63 % disent ne pas en avoir ressenti le besoin. Cette proportion grimpe à 74 % chez les personnes de 55 ans et plus.
Le coût des services demeure aussi un frein important. Environ 16 % des personnes n’ayant jamais consulté évoquent cette raison, une proportion qui monte à 30 % chez les 18 à 34 ans.
L’essor rapide de l’intelligence artificielle
Autre constat marquant : l’utilisation de l’intelligence artificielle en santé mentale progresse rapidement.
Près de la moitié des répondants, soit 49 %, affirment avoir déjà utilisé un outil d’IA pour des raisons liées à leur bien-être psychologique. Chez les 18 à 34 ans, cette proportion atteint 68 %.
Les usages les plus fréquents sont variés :
- Obtenir des ressources d’aide (63 %).
- Mieux comprendre ses émotions (17 %).
- Gérer le stress ou l’anxiété (14 %).
Les principales motivations évoquées sont la gratuité, la disponibilité immédiate et la possibilité de s’exprimer sans jugement.
L’IA comme complément, non comme remplacement
L’Ordre des psychologues du Québec reconnaît que l’intelligence artificielle peut jouer un rôle utile dans l’accès à l’information et au soutien de première ligne.
Cependant, l’organisme rappelle que ces outils ne remplacent pas l’évaluation clinique, le jugement professionnel ni l’accompagnement personnalisé offert par un psychologue.
Un signal fort pour l’avenir
Ces résultats illustrent une société québécoise plus sensible aux enjeux de santé mentale et davantage disposée à demander de l’aide. Ils montrent aussi que les nouvelles technologies prennent une place croissante dans les habitudes de soutien psychologique.
Le défi des prochaines années sera de conjuguer innovation, accessibilité et qualité des soins.
Source : Ordre des psychologues du Québec
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Publication Index Santé : 2026-04-20















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