Rentrée scolaire : la charge mentale atteint un sommet chez les mères canadiennes
La rentrée scolaire représente une période particulièrement exigeante pour de nombreuses mères canadiennes. Selon un nouveau sondage Ipsos réalisé pour GreenShield, 68 % affirment que leur charge mentale augmente à l'approche de la rentrée et 65 % disent se sentir dépassées.

Préparer les fournitures scolaires, réorganiser les horaires, planifier les repas, coordonner les activités et concilier les obligations professionnelles avec celles de la famille : la rentrée entraîne une multiplication des tâches pour de nombreux parents.
Une nouvelle étude réalisée par Ipsos pour GreenShield montre que cette période serait particulièrement exigeante pour les mères. Au total, 92 % des répondantes rapportent une lourde charge mentale associée à leur famille. Plusieurs disent avoir l'impression de ne jamais véritablement pouvoir décrocher en raison de la planification, de l'organisation et de l'anticipation constantes des besoins familiaux.
Cette pression s'accentue au moment de la rentrée scolaire. Environ 68 % des mères interrogées affirment que leur charge mentale augmente à cette période de l'année. Les nouvelles routines, les dépenses et la conciliation travail-famille figurent parmi les éléments qui peuvent contribuer à ce phénomène.
Près des deux tiers des mères se sentent dépassées
Cette accumulation de responsabilités peut avoir des conséquences sur le bien-être psychologique.
Selon le sondage, 65 % des mères disent se sentir dépassées et plus de la moitié rapportent vivre de l'épuisement professionnel ou de l'anxiété. Les répondantes consacreraient par ailleurs quatre fois plus d'attention aux besoins de leur famille qu'à leur propre santé mentale.
La charge mentale ne correspond pas uniquement au temps consacré à effectuer des tâches concrètes. Elle englobe également le travail moins visible consistant à prévoir ce qui doit être fait, à se souvenir des différentes obligations et à organiser le quotidien familial.
Lorsque cette responsabilité devient constante, il peut devenir plus difficile de réserver du temps à ses propres besoins, de se reposer ou de reconnaître les signes indiquant que la pression devient trop importante.
Plus de 70 % ont retardé une demande d'aide
Malgré les répercussions rapportées sur leur santé mentale, plusieurs mères attendent avant de chercher du soutien.
Le sondage révèle que 71 % des répondantes ont déjà retardé une demande d'aide en santé mentale ou ont tout simplement évité d'en demander. Le manque de temps et les contraintes financières font partie des raisons évoquées.
Cette situation met en évidence un paradoxe : les personnes qui se sentent particulièrement débordées peuvent justement avoir davantage de difficulté à trouver le temps et l'énergie nécessaires pour obtenir du soutien.
Pour la Dre Khush Amaria, directrice des services cliniques à GreenShield Santé, l'accès à des services de consultation peut notamment aider à mieux gérer le stress et à intervenir avant qu'un état d'épuisement ne s'installe.
La santé mentale des enfants préoccupe également les mères
À leur propre charge mentale s'ajoutent les inquiétudes concernant leurs enfants.
Près des trois quarts des mères interrogées, soit 74 %, disent être très préoccupées par la santé mentale de leurs enfants. L'environnement numérique constitue une autre source importante d'inquiétude : 86 % se disent préoccupées par l'utilisation des contenus en ligne et des médias sociaux par leurs enfants.
Ces préoccupations peuvent contribuer au travail d'anticipation associé à la charge mentale parentale. En plus d'organiser le quotidien, un parent peut se sentir responsable de surveiller le bien-être psychologique de ses enfants, leurs habitudes numériques, leur vie scolaire et leurs relations sociales.
Faciliter l'accès à du soutien en santé mentale
GreenShield estime que la simplicité d'accès aux services peut contribuer à réduire certains des obstacles qui empêchent les femmes de consulter.
Depuis 2021, son Initiative phare de santé mentale pour les femmes a permis à près de 200 000 femmes provenant de communautés en quête d'équité d'accéder à des services gratuits et adaptés à leur réalité culturelle. Une première séance de consultation en santé mentale est notamment offerte gratuitement aux Canadiennes âgées de 18 ans et plus.
Des consultations virtuelles et un système de jumelage permettent également de rechercher un professionnel en fonction de certains critères, notamment la langue et la culture. Selon GreenShield, des rendez-vous peuvent être obtenus dans un délai de 24 heures.
Un sondage auprès de plus de 1 000 mères canadiennes
Les résultats proviennent d'un sondage Ipsos réalisé du 2 au 8 juillet 2026 pour le compte de GreenShield.
Au total, 1 001 mères canadiennes âgées de 18 à 64 ans et ayant au moins un enfant de moins de 18 ans ont participé à l'étude. Les résultats ont ensuite été pondérés afin que l'échantillon reflète certaines caractéristiques démographiques de la population adulte canadienne.
Selon Ipsos, le sondage présente un intervalle de crédibilité de plus ou moins 3,8 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si l'ensemble des mères canadiennes correspondant aux critères de l'étude avaient été interrogées.
Les résultats mettent ainsi en lumière une réalité qui dépasse les tâches visibles associées à la rentrée. Pour plusieurs mères, la planification constante du quotidien familial s'accompagne d'une pression psychologique qui peut laisser peu de place à leurs propres besoins et retarder le recours à du soutien lorsqu'elles en ressentent le besoin.
Source : GreenShield
Publication Index Santé : 2026-09-02















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