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Les effets néfastes de l'alcool sur la santé

L'alcool, au même titre que la nourriture, les loisirs et tout ce qui procure une satisfaction momentanée des sens, est l'un des nombreux plaisirs de la vie. Par contre, une consommation excessive d'alcool peut créer d'importants problèmes de santé.

Les effets néfastes de l'alcool sur la santé

L'alcool consommé socialement de temps à autre n'est pas dommageable. Il est évident que nous parlons ici d'une consommation modérée et non celle qui entraîne un état d'ébriété totale. Ce dernier comportement peut être très néfaste surtout s'il se répète à intervalles rapprochés et de façon régulière.

Certains médecins considèrent qu'une consommation ou deux d'alcool par jour peut être bénéfique, surtout en ce qui a trait à la consommation de vin ou de bière. La bière contient de la levure très bonne pour la santé et le vin contient des antioxydants.

Il faut demeurer très vigilants sur cette dernière énoncée, car certaines personnes avec antécédents familiaux d'alcoolisme peuvent facilement développer une dépendance et ainsi augmenter insidieusement leur consommation à un point tel qu'ils ne pourront plus s'en passer. Il en résulte donc que certaines personnes se rendent jusqu'à l'ivresse tous les jours et par conséquent leur comportement en est grandement affecté ayant par le fait même un impact négatif dans la vie des gens qui les entourent.

Ces personnes dépendantes à l'alcool peuvent ne plus être cohérentes, peuvent devenir agressives, dormir de longues périodes voir des journées entières, bref, ne plus fonctionner correctement. L'alcool a des effets contradictoires. Il déprime ou stimule et il tranquillise ou excite.

Signaux d'alerte

Étant donné que l'alcool procure un effet de bien-être presque instantané, il arrive même que certaines personnes n'ayant pas d'antécédents d'alcoolisme puissent facilement sombrer dans cet enfer. Un des signaux d'alerte est le désir de consommer à chaque occasion qui se présente. Par exemple les soirs où l'ennui s'installe, durant les soirées entre amis, dans les autres activités sociales, etc. Toutes les raisons sont bonnes et ce comportement est un signe de dépendance à l'alcool.

Les personnes dépendantes à l'alcool ne peuvent passer une seule journée sans consommer une grande quantité d'alcool. Nous ne parlons pas ici d'une seule bière ou d'un verre de vin ou de deux. La personne dépendante à l'alcool consommera davantage une bouteille complète de vin ou plusieurs bières, et ce, tous les jours.

Concernant la quantité d'alcool pour atteindre l'état d'ébriété, celle-ci est très relative d'une personne à une autre. Tout dépend de la taille physique de chacun. Une personne corpulente pourra consommer une grande quantité d'alcool avant d'atteindre l'ivresse et pour une petite personne le quart de la même quantité suffira pour atteindre ce même état d'ivresse. Cependant, les buveurs qui développent une dépendance vont tolérer de plus en plus l'alcool pour éventuellement en consommer de plus en plus pour ressentir l'effet recherché.

Ce comportement est un des signes de dépendance et fait référence au concept de la tolérance à l'alcool. Un autre signe de dépendance se traduit par un désir de recommencer à boire après 12 heures, période nécessaire à l'organisme pour éliminer l'alcool consommé.

Effets physiques d'une consommation excessive d'alcool

L'alcool passe directement de l'estomac jusque dans les intestins puis dans la circulation sanguine. Il n'y a aucune digestion et une fois dans le sang, il se répand dans toutes les parties du corps. C'est le foie qui permet d'éliminer complètement l'alcool. Des réflexes affectés, la présence de tremblements, des nausées, des maux de tête, des étourdissements, un raisonnement incohérent ainsi qu'une élocution incompréhensible sont les principaux symptômes d'une consommation excessive d'alcool.

Si de l'alcool est consommé en très grande quantité et sur une base régulière, on pourra noter une dilatation marquée des vaisseaux sanguins, une cirrhose du foie ainsi qu'une destruction de certaines cellules du cerveau sans possibilité de processus réparateur de celles-ci.

À noter également une possible perte de l'appétit, de l'anxiété ainsi que de l'insomnie. Le rythme cardiaque et la pression sanguine seront également perturbés à la hausse ou à la baisse. Les reins seront également trop sollicités, car ils doivent éliminer l'alcool ingurgité. Le corps perdra de sa chaleur même si la peau se réchauffe.

Pour les femmes enceintes, mentionnons aussi que l'alcool est très néfaste pour le fœtus. S'il y a abus d'alcool durant la grossesse, l'enfant sera plus à risque de naître avec des problèmes physiques ou mentaux.

Effets psychologiques d'une consommation excessive d'alcool

Une dépendance à l'alcool peut causer chez certains buveurs une perte de l'estime de soi, de l'isolement, de la dépression, de l'agressivité, une perte d'emploi, une tendance à blâmer les autres pour leurs problèmes, la négation de la problématique de consommation, un affaiblissement des facultés intellectuelles, de la culpabilité et de la honte causées par ses propres agissements envers ses proches.

Les alcooliques n'aiment pas être confrontés et peuvent devenir violents. Ils boivent souvent pour fuir le monde réel. Tenter de les ramener à la réalité ou de les confronter à leur dépendance causera souvent de l'agressivité chez la personne aux prises avec une dépendance à l'alcool.

Une personne dépendante à l'alcool qui ne comble pas son besoin de boire éprouvera des sensations très désagréables comme des maux de tête, de la nervosité ou de la confusion. Pour ces personnes, il sera très difficile de surmonter ces sensations. Un ancien buveur dépendant devra donc toujours demeurer sur ses gardes pour ne pas succomber à la consommation d'alcool et un seul verre pourrait le ramener vers une dépendance pathologique.

Aides et ressources

Pour une personne aux prises avec une dépendance à l'alcool, le tout premier pas vers la guérison est la reconnaissance du problème, l'acceptation de ce problème et le désir de s'en sortir. À partir de cette première étape très importante, le buveur chronique pourra s'adresser à différentes ressources comme les Alcooliques anonymes, reconnu depuis plus d'une cinquantaine d'années offrant aide et soutien tout au long de la vie du buveur même lorsque celui-ci cesse sa consommation d'alcool.

Rappelons qu'une personne ayant eu une dépendance à l'alcool sera toujours à risque de rechuter et devra demeurer vigilante en tout temps. Il existe également des centres de thérapie spécialisés dans la toxicomanie et l'alcoolisme, et ce, dans plusieurs régions du Québec.

Publication Index Santé : 2015-04-17

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