Cancer de l'endomètre : 82 % des Canadiennes interrogées ne connaissent pas les symptômes
Un sondage réalisé auprès de Canadiennes de 40 ans et plus révèle que 82 % des répondantes ne connaissent pas les symptômes du cancer de l'endomètre et que 84 % ne connaissent pas ses facteurs de risque. Une nouvelle semaine de sensibilisation vise à mieux faire connaître ce cancer gynécologique.

Le cancer de l'endomètre figure parmi les cancers gynécologiques les plus courants au Canada, mais ses signes et ses facteurs de risque demeurent méconnus d'une grande partie de la population.
À l'occasion du Mois de la sensibilisation aux cancers gynécologiques, GSK Canada lance une première Semaine de sensibilisation au cancer de l'endomètre, organisée du 14 au 20 septembre 2026 en collaboration avec plusieurs organismes du milieu de l'oncologie et de la défense des droits des patientes.
Cette initiative vise principalement à mieux faire connaître la maladie, ses symptômes possibles et l'importance de discuter avec un professionnel de la santé lorsqu'un changement inhabituel ou persistant est observé.
Plus de 90 % des diagnostics surviennent chez des personnes de plus de 50 ans et l'âge médian au moment du diagnostic est de 63 ans, selon les données citées dans le communiqué.
82 % ne connaissent pas les symptômes
Un sondage national commandé par GSK Canada en 2025 met en évidence d'importantes lacunes dans les connaissances entourant ce cancer.
Parmi les Canadiennes de 40 ans et plus interrogées, 82 % affirmaient ne pas connaître les symptômes du cancer de l'endomètre. Une proportion similaire, soit 84 %, disait ne pas connaître les facteurs de risque associés à la maladie.
Le sondage montre également que 86 % des répondantes ne se souvenaient pas avoir vu ou entendu une campagne de sensibilisation portant sur les cancers gynécologiques.
Ces résultats proviennent d'un sondage réalisé du 10 au 17 avril 2025 auprès de 1 510 Canadiennes âgées de 40 ans et plus faisant partie du panel en ligne de Léger. Comme il s'agit d'un échantillon non probabiliste, une marge d'erreur statistique traditionnelle ne peut pas lui être attribuée.
Quels sont les symptômes possibles?
Le cancer de l'endomètre prend naissance dans la paroi interne de l'utérus, appelée endomètre.
Parmi les symptômes possibles figurent les saignements utérins anormaux, les saignements qui apparaissent après la ménopause, des pertes vaginales inhabituelles ainsi qu'une douleur ou une sensation de pression dans la région pelvienne.
La présence de l'un de ces symptômes ne signifie pas nécessairement qu'une personne est atteinte d'un cancer. Plusieurs autres problèmes de santé peuvent provoquer des manifestations semblables.
Un changement inhabituel ou persistant mérite toutefois d'être discuté avec un professionnel de la santé afin d'en déterminer la cause. Une attention particulière devrait notamment être accordée aux saignements vaginaux qui surviennent après la ménopause.
Des symptômes parfois ignorés ou confondus
Le manque de connaissance peut également contribuer à retarder une consultation.
Dans le sondage commandé par GSK, 69 % des répondantes affirmaient ne pas être au courant des symptômes, tandis que 61 % reconnaissaient avoir déjà négligé des symptômes. Environ 60 % indiquaient également que certaines manifestations pouvaient facilement être confondues avec celles d'autres problèmes de santé.
C'est notamment pour cette raison que les organismes participant à la campagne souhaitent encourager les femmes à porter attention aux changements qui surviennent dans leur corps et à consulter lorsqu'une situation les préoccupe.
Une meilleure connaissance des symptômes ne permet pas à elle seule de déterminer la présence d'un cancer, mais elle peut favoriser une discussion plus rapide avec un professionnel de la santé.
Des milliers de diagnostics attendus au Canada
Les statistiques citées dans le communiqué prévoient environ 8 800 nouveaux diagnostics de cancer de l'utérus au Canada en 2026. Le cancer de l'endomètre, qui se développe dans la paroi interne de l'utérus, représente une forme importante de cancer utérin.
Le communiqué indique également que l'incidence et la mortalité associées au cancer de l'utérus sont en hausse au Canada, en s'appuyant sur les projections canadiennes sur le cancer publiées en 2026.
Bien que le cancer de l'endomètre touche principalement les femmes après la ménopause, il peut également apparaître plus tôt dans la vie. L'âge ne devrait donc pas être le seul élément pris en considération lorsqu'une personne remarque des symptômes inhabituels.
La sensibilisation joue un rôle particulièrement important
Selon l'International Gynecologic Cancer Society, il n'existe pas de test de dépistage systématique du cancer de l'endomètre destiné à l'ensemble de la population. La connaissance des signes possibles de la maladie prend donc une importance particulière.
La Société des gynécologues oncologues du Canada insiste notamment sur l'importance de ne pas ignorer des saignements vaginaux anormaux, particulièrement lorsqu'ils apparaissent après la ménopause.
Cancer de l'ovaire Canada et la Coalition Priorité Cancer au Québec participent également à l'initiative de sensibilisation. Les organismes souhaitent notamment améliorer l'accès à de l'information compréhensible et encourager les personnes préoccupées par certains symptômes à en parler avec un professionnel de la santé.
Une nouvelle semaine consacrée au cancer de l'endomètre
La Semaine de sensibilisation au cancer de l'endomètre est une initiative éducative menée par GSK et soutenue par différents organismes de lutte contre le cancer.
Elle doit dorénavant avoir lieu chaque année pendant la troisième semaine de septembre, dans le cadre du Mois de la sensibilisation aux cancers gynécologiques.
Son objectif est notamment d'améliorer la connaissance des symptômes et des facteurs de risque et de réduire les obstacles qui peuvent conduire une personne à ignorer un changement inhabituel ou à l'attribuer à un autre problème de santé.
Avec 82 % des répondantes au sondage qui ne connaissaient pas les symptômes du cancer de l'endomètre, les organismes participants considèrent qu'un important travail de sensibilisation demeure nécessaire.
Source : GlaxoSmithKline Inc.
Publication Index Santé : 2026-09-14







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