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Le syndrome des jambes lourdes

Finir la journée en ayant l’impression de traîner des boulets à ses chevilles n’a rien d’agréable. Pourtant, de nombreuses personnes vivent avec cet inconfort qui peut être évité.

Le syndrome des jambes lourdes

Engourdissements, gonflements et douleurs, la liste des désagréments liés au syndrome des jambes lourdes est longue. Signe d'insuffisance veineuse, ce trouble concerne un nombre important de personnes, les femmes en particulier. Loin d'être une fatalité, il existe des solutions variées pour soulager la douleur et empêcher que le problème ne s'aggrave davantage.

Symptômes et évolution du syndrome

Le syndrome des jambes lourdes se caractérise par un ensemble de symptômes : douleur diffuse, sensation de poids, engourdissements, fourmillements et picotements. Parfois, des gonflements et des œdèmes peuvent survenir, la plupart du temps au niveau des chevilles.

Ces symptômes se manifestent le plus souvent en fin de journée, surtout quand il fait chaud et humide, et après une longue station debout ou assise sans bouger. Chez les femmes, ils peuvent également se présenter dans les jours qui précèdent l'arrivée des règles.

Avec le temps, de petites varicosités (vaisseaux rouges violacés) peuvent se voir sous la peau. Lorsque l'insuffisance veineuse est « installée », les œdèmes deviennent permanents, certains troubles de la peau se déclarent (comme l'eczéma) et des varices apparaissent, ces dernières venant accentuer les symptômes.

Les causes du syndrome des jambes lourdes

À ce jour, le phénomène de « stase veineuse » (stagnation du sang dans les veines) est l'explication la plus probable du syndrome des jambes lourdes. Ce phénomène se produit lorsque la circulation sanguine de retour ne s'effectue pas correctement. Comme le cœur qui propulse le sang vers nos organes pour les nourrir, les muscles du bas du corps (qui entourent les veines profondes) ont pour rôle, entre autres, de faire remonter le sang de nos organes vers nos poumons pour l'oxygéner de nouveau. C'est ce qu'on appelle le « retour veineux ». Pour faire ce travail, ces muscles ont besoin d'être sollicités, en marchant par exemple. Ainsi, l'immobilisme du mollet est sans doute la première cause du syndrome des jambes lourdes.

Cependant, toutes les veines ne sont pas entourées de muscles pour assurer la propulsion du sang vers le cœur. Aussi, l'état des veines a également un impact important. Le retour veineux se fait de manière optimale lorsque les veines sont toniques, solides, peu dilatées (sinon la pression diminue) et que rien ne vient les comprimer et donc bloquer la circulation.

C'est ainsi que d'autres facteurs viennent s'ajouter au manque d'activité physique : le surpoids et le cholestérol, le tabac et l'alcool, la surexposition à la chaleur, le port de vêtements serrés, les hormones (les femmes sont plus concernées que les hommes), la grossesse et enfin l'hérédité.

Prévention et traitements

La prévention passe avant tout par une bonne hygiène de vie : la marche (au moins 20 minutes par jour), éviter les stations debout ou assises prolongées, pratiquer des sports non violents comme la natation ou le vélo, éviter les bains chauds et les saunas, boire beaucoup d'eau, avoir une alimentation saine, éviter les talons trop hauts, éviter de croiser les jambes en position assise, dormir les pieds légèrement surélevés et pratiquer des massages (en partant des chevilles) pour stimuler la circulation contribuent à prévenir le syndrome des jambes lourdes.

Quand consulter?

Si le problème, à l'origine occasionnel, semble persister et que des varices de plus de 3mm de diamètre font leur apparition, il est recommandé d'en parler à son médecin de famille ou de consulter un spécialiste comme le phlébologue. Ce dernier peut dresser un bilan du système veineux, souvent à l'aide d'un « écho-Doppler », et délivrer les conseils adaptés à la situation de chacun. En cas de besoin, il prescrira des bas de contention adaptés à la personne.

Parfois, un traitement des varices sera nécessaire. Il existe aussi des médicaments, comme les veinotoniques, qui permettent de soulager les symptômes. En vente libre, beaucoup de ces médicaments n'ont pas fait l'objet d'étude sérieuse quant à leur efficacité et ne peuvent être utilisés sur le long terme. L'avis du phlébologue sera tout indiqué.

Publication Index Santé : 2015-05-09

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