À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, l’Association pulmonaire du Québec rappelle que le dépistage précoce du cancer du poumon demeure un levier essentiel pour améliorer la survie, alors que cette maladie est encore trop souvent diagnostiquée à un stade avancé.
Le cancer du poumon est le cancer le plus fréquent et le plus mortel au Québec.
Plus de 10 000 personnes reçoivent un diagnostic chaque année et plus de 6 000 en décèdent.
Plus de 50 % des cancers du poumon sont détectés au stade IV.
Le dépistage par tomodensitométrie à faible dose permet une détection plus précoce.
Un cancer encore détecté trop tard
Le cancer du poumon demeure un enjeu majeur de santé publique au Québec. Malgré les avancées médicales, la majorité des diagnostics surviennent à un stade avancé de la maladie, lorsque les options de traitement sont plus limitées et que les chances de survie sont considérablement réduites.
Comme le cancer du poumon évolue souvent sans symptômes à ses débuts, plusieurs personnes consultent uniquement lorsque la maladie est déjà bien installée. Cette réalité explique en grande partie pourquoi la mortalité associée à ce cancer demeure aussi élevée.
Selon Dominique Massie, directrice générale de l’Association pulmonaire du Québec, le dépistage représente un outil clé pour inverser cette tendance. Détecter la maladie avant l’apparition des symptômes permet d’intervenir plus tôt et d’augmenter significativement les chances de traitement efficace.
Des populations plus à risque
Certaines personnes présentent un risque accru de développer un cancer du poumon. C’est notamment le cas des personnes qui fument ou qui ont fumé quotidiennement pendant 20 ans ou plus, de façon continue ou discontinue. Les personnes atteintes de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) font également partie des groupes les plus vulnérables.
Les données indiquent qu’environ une personne sur cinq atteinte de MPOC développera un cancer du poumon au cours de sa vie. Cette association étroite entre maladies pulmonaires chroniques et cancer renforce l’importance d’un suivi médical rigoureux et d’un accès adapté au dépistage pour ces populations.
Pourquoi le dépistage précoce fait la différence
Le dépistage vise à identifier la maladie à un stade peu avancé, parfois bien avant l’apparition de symptômes. Actuellement, plus de la moitié des cancers du poumon sont diagnostiqués au stade IV, soit le stade le plus avancé, où les possibilités de guérison sont limitées.
Lorsqu’il est détecté plus tôt, le cancer du poumon peut souvent être traité avec des approches moins invasives, incluant des chirurgies ciblées et des traitements mieux tolérés. Le dépistage permet aussi de réduire la mortalité chez les personnes à très haut risque et d’améliorer leur qualité de vie à long terme.
L’examen utilisé pour le dépistage
Le dépistage du cancer du poumon repose sur la tomodensitométrie à faible dose, aussi appelée scanner ou TACO dans plusieurs régions du Québec. Cet examen rapide et indolore utilise une faible dose de rayons X pour produire des images détaillées du thorax.
En quelques minutes, il permet de repérer des anomalies pulmonaires, comme des nodules suspects, bien avant qu’elles ne provoquent des symptômes. Un résultat positif ne signifie pas nécessairement la présence d’un cancer, mais indique qu’une investigation plus approfondie est nécessaire.
Qui peut bénéficier du programme québécois
Au Québec, le programme public de dépistage du cancer du poumon s’adresse actuellement aux personnes âgées de 55 à 74 ans qui présentent un risque élevé, notamment en raison d’un long historique de tabagisme, et qui sont assurées par la RAMQ.
Toutefois, le dépistage avant 55 ans n’est pas encore intégré au programme, malgré des données démontrant des bénéfices pour certaines personnes à très haut risque. D’autres provinces canadiennes, comme la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique, ont déjà abaissé l’âge d’accès au dépistage, reconnaissant l’importance d’agir plus tôt pour éviter des diagnostics tardifs.
Un appel à la vigilance et à l’action
En cette Journée mondiale contre le cancer, l’Association pulmonaire du Québec invite les personnes à risque à s’informer sur le dépistage du cancer du poumon et à en discuter avec un professionnel de la santé. Attendre l’apparition de symptômes peut coûter cher, alors qu’un examen simple et accessible peut faire toute la différence.
Le dépistage précoce ne sauve pas seulement des vies, il permet aussi d’offrir aux patients des traitements plus efficaces et mieux adaptés. Miser sur la prévention et la détection rapide demeure l’un des moyens les plus puissants de réduire l’impact du cancer du poumon au Québec.
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