À l’occasion de la Semaine de sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada appelle les femmes à la prudence face à la mésinformation et à la désinformation qui circulent massivement en ligne et qui peuvent influencer négativement les décisions en matière de santé.
La mésinformation en santé sexuelle et reproductive est en forte croissance sur les plateformes numériques.
La SOGC qualifie la désinformation en santé de forme de violence faite aux femmes.
Les décisions basées sur de fausses informations peuvent entraîner des préjudices réels.
La SOGC offre des ressources éducatives fiables et fondées sur des données probantes.
Une prolifération inquiétante de fausses informations
À l’ère du numérique, l’accès rapide à l’information transforme la façon dont les femmes s’informent sur leur santé sexuelle et reproductive. Toutefois, cette facilité d’accès s’accompagne d’un risque croissant : la diffusion massive de renseignements inexacts, non vérifiés ou délibérément trompeurs. À l’occasion de la Semaine de sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) rappelle l’importance de faire preuve d’esprit critique face à l’information trouvée en ligne.
Sur les médias sociaux, les moteurs de recherche et diverses plateformes numériques, des contenus non scientifiques sont souvent amplifiés par des algorithmes ou par des témoignages d’influenceurs. Bien qu’ils puissent sembler convaincants ou rassurants, ces récits personnels ne reposent pas sur des données probantes et peuvent induire en erreur. Dans un contexte où l’accès aux soins peut parfois être perçu comme complexe ou lent, plusieurs femmes se tournent vers « Docteur Google » pour obtenir des réponses rapides, parfois au détriment de leur sécurité.
Des conséquences réelles pour la santé des femmes
La SOGC souligne que la désinformation ne se limite pas à une simple confusion passagère. Elle peut influencer des décisions importantes liées à la contraception, à la fertilité, à la grossesse, à l’avortement ou à la ménopause. La diffusion de fausses informations sur des traitements, des médicaments ou des vaccins peut entraîner des préjudices réels pour les filles et les femmes, en plus de miner la confiance envers les soins de santé fondés sur des données scientifiques.
En octobre 2025, la SOGC est allée plus loin en dénonçant publiquement la mésinformation et la désinformation en santé comme une forme de violence faite aux femmes. Selon l’organisme, le fait d’induire les femmes en erreur sur leur propre corps et sur les soins sécuritaires auxquels elles ont droit contribue à renforcer des inégalités et à compromettre leur autonomie en matière de santé.
La nécessité de sources fiables et professionnelles
À titre de voix nationale en santé des femmes au Canada, la SOGC insiste sur l’importance de consulter des sources crédibles et de s’appuyer sur l’expertise de professionnel(le)s de la santé qualifiés. Les obstétriciens-gynécologues et les autres intervenants spécialisés sont formés pour offrir des recommandations basées sur les meilleures données scientifiques disponibles, adaptées à la réalité et aux besoins de chaque patiente.
La SOGC met d’ailleurs à la disposition du public une vaste gamme de ressources éducatives gratuites portant sur des thèmes essentiels tels que la santé sexuelle, la contraception et la planification familiale, les soins liés à l’avortement, les menstruations, la grossesse et la ménopause. Ces outils visent à permettre aux femmes de mieux comprendre leur santé et de prendre des décisions éclairées. L’ensemble de ces ressources est accessible sur le site sogc.org.
Former, informer et dialoguer avec la population
Au-delà de la diffusion d’information écrite, la SOGC organise régulièrement des activités de formation et de sensibilisation destinées tant aux professionnel(le)s de la santé qu’au grand public. Ces initiatives contribuent à renforcer la littératie en santé sexuelle et reproductive et à contrer activement les mythes persistants.
Dans cette optique, deux séances publiques interactives seront offertes prochainement. Elles réuniront des obstétriciens-gynécologues et des femmes ayant vécu des expériences difficiles, afin de favoriser un dialogue ouvert et respectueux. Une séance de questions et réponses portera sur les pertes de grossesse précoces, le jeudi 26 février à 19 h (HE). Une autre séance sera consacrée à la ménopause, le mardi 10 mars à 19 h (HE). Ces rencontres visent à répondre aux préoccupations concrètes des participantes et à briser l’isolement souvent ressenti face à ces enjeux.
Redonner confiance grâce à une information fondée sur la science
Pour la présidente de la SOGC, Lynn Murphy-Kaulbeck, la lutte contre la désinformation est essentielle pour protéger la santé et le bien-être des femmes. Elle rappelle que l’accès à une information fiable permet aux femmes de mieux comprendre ce qui leur arrive et de connaître les options sécuritaires qui s’offrent à elles.
La SOGC réaffirme ainsi, durant cette semaine de sensibilisation, l’importance de promouvoir des connaissances fondées sur des données probantes. En renforçant la confiance envers les soins de santé et en outillant les femmes face à la surabondance d’information en ligne, l’organisme souhaite contribuer à des décisions éclairées, prises en toute confiance et dans le respect de la santé des femmes.
Source : Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
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